Plateforme pour l’eau, le gaz et la chaleur
29. août 2022

OEaux: Consultation

La SSIGE a déposé sa prise de position

L’administration de la SSIGE a formulé une réponse à la consultation, en collaboration avec d’autres associations et en concertation avec la W-HK, le comité et d’autres représentants de la branche. Dans celle-ci, la SSIGE salue par principe les modifications de l’OEaux proposées, en particulier la concrétisation de l’art. 9, al. 3 de la LEaux consistant à examiner l’autorisation des PPh en cas de dépassements répétés et étendues des valeurs limites. Des ajustements nécessaires sont toutefois également demandés.
Rolf Meier 

Le 13 avril 2022, le Conseil fédéral a ouvert la procédure de consultation sur la révision de l’ordonnance sur la protection des eaux. Comme cela est demandé dans l’initiative parlementaire 19.475, les risques liés à l’utilisation de produits phytosanitaires (PPh) doivent être réduits de 50 % d’ici fin 2027. Le point primordial est la concrétisation de l’art. 9, al. 3 de la LEaux, selon lequel l’autorisation d’un PPh doit être examinée si la valeur maximale de 0,1 µg/l est dépassée de manière répétée et étendue dans les eaux qui servent à l’approvisionnement en eau potable.Le Conseil fédéral veut aussi assurer par des contrôles et, le cas échéant, par un assainissement des lieux de remplissage et de nettoyage des pulvérisateurs de produits phytosanitaires, que ces produits n’aboutissent plus dans les eaux, polluant alors ces dernières. Cela doit être effectué d’ici 2028.

Le troisième élément du projet vise à renforcer et à accélérer la mise en application de la loi sur la protection des eaux existante, avec des délais pour la délimitation légale des zones de protection. La SSIGE a pris part à la consultation et a déposé début août 2022 sa prise de position concernant les modifications de l’OEaux prévues.

 

Pour la SSIGE, il est toutefois indispensable d’améliorer et de compléter le projet dans les domaines suivants:
  • Les dispositions transitoires pour le contrôle et l’assainissement des lieux de remplissage et de nettoyage des pulvérisateurs de produits phytosanitaires nous paraissent trop longues. Les cantons sont déjà actuellement dans l’obligation de contrôler régulièrement les exploitations agricoles. Un délai de quatre ans pour une obligation existante est donc trop long. Nous demandons par conséquent que les relevés et contrôles soient terminés d’ici fin 2024 au plus tard. Pour les lieux dans lesquels les eaux usées polluées par des produits phytosanitaires sont acheminées ou peuvent s’infiltrer dans un cours d’eau ou dans une installation communale d’épuration des eaux, les lacunes doivent être corrigées immédiatement, ou au plus tard jusqu’au 31 décembre 2026 en fonction de la gravité du risque de pollution des eaux.
  • Les délais pour la délimitation légale des zones de protection sont également trop longs, d’autant plus que l’obligation de délimitation de ces zones existe depuis très longtemps et les activités d’exécution afférentes n’ont pas été abordées avec la cohérence nécessaire. Nous demandons donc des délais réduits d’au moins deux ans.
  • Aux yeux de la SSIGE, les concrétisations de l’art. 9, al. 3 de l’OEaux vont certes dans la bonne direction, mais la réglementation proposée fait courir le risque que les résultats dépendent du réseau de mesure. C’est pourquoi la SSIGE propose que des dépassements de valeurs maximales dans trois cantons et cinq cours d’eau soient suffisants pour entraîner l’examen et l’adaptation de l’autorisation d’un PPh.

 

L’OEaux révisée doit entrer en vigueur en 2023. L’administration suivra la mise en œuvre des adaptations proposées dans le cadre de la défense des intérêts politiques.

e-Paper

Avec l'abonnement en ligne, lisez le E-paper «AQUA & GAS» sur l'ordinateur, au téléphone et sur la tablette.

Avec l'abonnement en ligne, lisez le E-paper «Wasserspiegel» sur l'ordinateur, au téléphone et sur la tablette.

Avec l'abonnement en ligne, lisez le E-paper «Gasette» sur l'ordinateur, au téléphone et sur la tablette.