L’ancienne station d’épuration de Neuchâtel datant de 1969, située au bord du lac de Neuchâtel, dans un site urbanisé aujourd’hui, a été fondamentalement adaptée en 1999.
Dès 1995, la STEP subit une rénovation complète avec une adaptation de la capacité de ses installations pour répondre aux normes de rejet extrêmement contraignantes au niveau du phosphore en particulier. Les travaux ont duré trois ans et demi. Ils ont porté sur la réhabilitation des prétraitements, des traitements primaires, du traitement biologique par boues activées complété par des cultures fixées et l’introduction d’un traitement tertiaire de filtration sur sable.
L’eau usée arrivant à la STEP traverse le traitement primaire composé de grilles grossières, suivi d’un tamis fin et d’une décantation, ainsi que d’un dessablage et un dégraissage. Le traitement biologique, en phase secondaire, se répartit sur des boues activées et des cultures fixées. Enfin, le traitement tertiaire est assuré par le biais de filtres à sable en courant
ascendant.
La particularité du traitement actuel consiste en la présence de deux technologies pour le traitement biologique et l’exigence sévère du rejet relatif à la concentration de phosphore. Alors que la norme fédérale fixe la limite à 0,8?mg/l, le Canton de Neuchâtel a fixé le seuil pour notre STEP à 0,3?mg/l. Jusqu’à ce jour, le Canton n’a pas exigé le traitement de l’azote, compte tenu du rejet de l’eau traitée dans le lac.
L’accent a aussi porté sur la valorisation énergétique des boues par le biais d’une digestion sur site avec production de biogaz associé à un couplage chaleur-force permettant d’assurer entre 50 et 60% des besoins électriques des installations.
En 2014, un crédit destiné au renouvellement de certains équipements de traitement des boues et du couplage chaleur-force permettra, dès 2017, la couverture complète des besoins en électricité et en chaleur de la STEP. En collaboration avec la Société Viteos, fournisseur d’énergie pour la Ville de Neuchâtel, l’excédent tant en chaleur qu’en électricité, sera réinjecté dans ses réseaux.
La STEP, préservera la capacité de traitement à 75?000 EH. Les premières études sur la faisabilité du traitement des micropolluants sur le même site ont permis de porter notre choix sur le procédé d’ozonation, répondant tant aux conditions qualitatives de l’eau qu’aux contraintes spatiales limitées. Le traitement des micropolluants implique l’introduction de la phase de nitrification. Compte tenu de la place limitée, les boues activées, gourmandes en surfaces, seront supprimées et remplacées par de nouvelles cellules de cultures fixées. La vitesse réduite de passage de l’eau dans les nouveaux process implique la transformation des grands bassins de décantation actuels en décanteurs lamellaires. Le système de désodorisation devra être adapté en fonction des nouveaux volume d’air à traiter. Les travaux sont planifiés dès 2019–2020.
Le bassin versant de la STEP évoluera en fonction du raccordement probable de quelques communes situées au sud du lac de Neuchâtel dès 2018–2019.
| Nombre d’habitants raccordés | 40 692 |
| Taille | 75 000 en EH |
| Réseau de canalisations | 105 km |
| Charge moyenne | 50 972 DCO; en EH |
| Rejets d’eaux épurées | 6 613 015 m3/a |
| Boues évacuées | 916 t MS/a |
| Production de biogaz | 822 145 Nm3/a |
| Consommation d’électricité | 1 936 000 kWh/a |
| Production d’électr. | 1 041 000 kWh/a |
| Autoproduction d’électricité | 53,1 % |
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