Dès 1933, la municipalité d’Yverdon-les-Bains s’est inquiétée de l’état de pollution avancé des 4 canaux principaux traversant la ville. La question de l’épuration des eaux usées fut posée pour la première fois, mais ce n’est qu’en 1952 que le projet général de traitement des eaux usées a été approuvé par le conseil municipal. Ainsi la STEP, qui ne consistait à l’origine qu’en un traitement physique, a été construite et mise en service en décembre 1957.
Après plusieurs phases d'expansion, le traitement des eaux usées comprend aujourd'hui les étapes suivantes: un prétraitement mécanique est effectué en arrivée des eaux usées à la STEP par un dégrilleur gros, un dégrilleur fin, un dessableur, un déshuileur et une fosse assurant le traitement des retours. L’eau prétraitée est acheminée vers la décantation primaire, la 2ème étape. La 3ème étape consiste en un traitement des eaux par des boues activées et une décantation finale. A l'origine, le STEP se composait de 2 chaînes de traitement parallèles, mais à l'heure actuelle, une seule chaîne est en service en raison des travaux de reconstruction.
Les boues d’épuration sont ensuite traitées par un prétraitement composé d’une presse filtrante de déshydratation avec table d’égouttage. Les boues sont alors envoyées vers les digesteurs produisant du biogaz, permettant une production d’énergie CCF électrique (85% autonome) et thermique (100% autonome + CAD serres). Les boues sont par la suite stockées, puis centrifugées en vue d’une déshydratation optimale pour l’incinération de ces dernières. En 2016, le système novateur de stripping par membranes sélectives a été installé pour le traitement des centrats riches en ammonium issus de la déshydratation des boues.
La STEP fait face à diverses problématiques, notamment le vieillissement des installations, le sous-dimensionnement prévisible, la régionalisation de l’épuration et le renforcement des contraintes normatives, nécessitant un traitement tertiaire. Ces problématiques ont conduit à l’élaboration d’un projet d’agrandissement et d’amélioration de la STEP.
Le projet comprend 2 phases principales de travaux: une 1ère phase comprenant la construction à neuf des traitements primaires, biologiques et secondaires, dont la fin des travaux est planifiée en 2022, et une 2ème phase comportant la réalisation du traitement des micropolluants, dont la mise en service est planifiée en 2025.
La 1ère étape des travaux, initiée en janvier 2018, consiste à démolir la chaîne 1 afin de libérer le terrain pour la 1ère phase de construction. En 2020, la nouvelle chaîne devrait être mise en service afin que les travaux analogiques sur la chaîne 2 puissent être abordés.
Le traitement des micropolluants sera réalisé de 2023 à 2025. Il est possible d’aménager sur le site les deux variantes de traitement actuellement les plus connues, à savoir l’ozonation ou le charbon actif en poudre (CAP).
Nombre d’habitants raccordés: 32'321
Taille (en EH): 45'000
Rejets d’eaux épurées (m3/a): 3,5 à 4,0 mio.
Boues évacuées (t MS/a): 560
Production de biogaz (Nm3/a): 630'000
Consommation d’électricité (GWh/a): 1,3
Production d’électricité (GWh/a): 1,2
Longuer du réseau (km): 60
Communes raccordées: 5
Nombre d’habitants raccordés: ∼ 42'000
Taille (en EH): 70'000
Rejets d’eaux épurées (m3/a): 4,5 à 5,0 mio.
Boues évacuées (t MS/a): 760-800
Production de biogaz (Nm3/a): plus qu'aujourd'hui
Consommation d’électricité (GWh/a): Projection: 1,7
Production d’électricité (GWh/a): plus qu'aujourd'hui
Longuer du réseau (km): ∼ 70
Communes raccordées: 20
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