Vers 45 av. J.-C., les Romains créent la Colonia Iulia Equestris au bord du lac Léman, entre le pays de Gex, le Jura et l'Aubonne. Le centre urbain de ce territoire, Noviodunum, fut bâti à l’emplacement même de l’actuelle ville de Nyon. Les Romains étaient de grands constructeurs d’égouts. Les eaux usées de Noviodunum étaient conduites sans traitement avec le «tout à l’égout» vers les rivières de l’Asse, du Cossy ou du Boiron ou vers le lac Léman.
A Nyon, les autorités communales ont affronté le problème de la pollution des milieux aquatiques dès 1955. En 1959, le plan de concentration des eaux usées était établi et le choix de l’emplacement de la STEP déterminé. La première STEP fut inaugurée en juillet 1963 et fut la deuxième STEP du Canton après celle de Lausanne. La Ville de Nyon a donc investi régulièrement dans un système d’assainissement performant: le réseau a été progressivement mis en séparatif, de sorte qu’il ne comporte aucun déversoir aujourd'hui. Néanmoins, la STEP était dimensionnée pour 12'000 habitants, chiffre atteint très rapidement et plus vite que prévu. En 1971, la quantité d’eaux usées dépassait la capacité de traitement et de nouvelles installations étaient déjà à l’étude. Après 30 ans de service, l’équipement de la STEP fut entièrement démoli.
La STEP actuelle a été inaugurée en 1993. Par manque de place au bord du lac Léman, la STEP a été construite sur deux sites: le prétraitement à Rive, et le traitement des eaux usées et des boues à l’Asse, dans le haut de la ville. La STEP de l’Asse est équipé d'une technologie de pointe (physico-chimique et biofiltration) qui certes fonctionne bien, mais qui représente des coûts d’exploitation beaucoup plus élevés qu’une STEP classique à boues activées. En 2018, la STEP de Nyon reçoit le prix de la Médaille d’eau pour ses investissements dans la production d’énergie renouvelable.
Afin de juguler le problème de la pollution des eaux par les micropolluants, l'Ordonnance sur la protection des eaux exige l'optimisation d'une partie des STEP suisses. Ainsi, la STEP de Nyon devra traiter les micropolluants, précédé d’un traitement à l’azote. La Direction générale de l’environnement du canton a également mené une réflexion sur l’avenir de l’épuration vaudoise. La démarche inclut la mise en place des traitements complémentaires des micropolluants, mais aussi le renouvellement d’un parc de STEP vieillissant, l’amélioration générale de la qualité de traitement, la rationalisation et la professionnalisation de l’exploitation par des mesures de régionalisation.
C’est dans ce contexte que la commune de Nyon s’est unie avec plusieurs communes de la région afin d’étudier une approche régionale de l’épuration avec la construction d’une nouvelle STEP de 120'000 EH. Les partenaires de l’étude régionale ont mis l’accent sur la recherche d’économies d’échelle, l’efficacité environnementale et énergétique, au bénéfice de tous les habitants. Actuellement, le projet est en consultation et c’est en 2019 que l’orientation définitive sera choisie.
Habitants raccordés: 24'453
Taille (en EH): 50'000
Charge moyenne (DCO, en EH): 25'500
Rejets d’eau épurées (m3/an): 2'449'768
Boues d’épuration fraîches (t/an): 905
Boues déshydratées (t MS/an): 473
Production gaz de Digestion (Nm3/an): 451'880
Consommation d’électricité (kWh/an): 2'249'567
Production d’électricité Turbine + CCF (kWh/an): 1'302'948
Longueur du réseau (km): 40
Avec l'abonnement en ligne, lisez le E-paper «AQUA & GAS» sur l'ordinateur, au téléphone et sur la tablette.
Avec l'abonnement en ligne, lisez le E-paper «Wasserspiegel» sur l'ordinateur, au téléphone et sur la tablette.